Mis à jour le 07/11/09
Le Modèle Club de Château-Thierry
ASTUCES DE CONSTRUCTION   >  La double alimentation


Vous avez sans doute entendu parlé de la double alimentation. Mais qu’est-ce donc et pourquoi ?

Une fois les débuts passés, les risques de casse proviennent moins fréquemment d’une erreur de pilotage que d’une défaillance du matériel. C’est assez rare, mais lorsque cela intervient, cela réduit à néant les heures passées à créer votre chef-d’œuvre, et procure un risque d’accident qui peut devenir plus ou moins grave.
Cependant j’insiste, lorsqu’une erreur du pilote intervient, elle doit être acceptée et lui permettre de progresser. En premier lieu, le pilote se doit de rechercher sa part de responsabilité. Bref, une analyse de la cause est toujours importante et permet d’éviter une défaillance similaire.

Une fois la cause « erreur de pilotage » écartée, la source la plus fréquente provient d’une perte de contrôle radio. Et la raison la plus fréquente d’une panne radio, est un problème sur l’alimentation électrique. Batterie déchargée, soudure cassée, mauvais contact interrupteur, oxydation, … Vibrations, manipulations répétées, vapeurs ou fuite de carburant sont autant de contraintes qui mettent à rude épreuve nos modèles.
Nombreux sont ceux qui, une fois convaincus, mais parfois trop tard, ont opté pour un système de double alimentation.
On trouve chez nos détaillants différents modules qui utilisent des principes plus ou moins complexes, qui parfois, au lieu de protéger de manière passive, rajoutent une cause de panne supplémentaire.
Je me propose de vous présenter ce que j’utilise depuis plus de 15ans sur mes modèles. C’est un système simple et fiable qui ne coûte pas plus de 10€ et est facilement réalisable par toute personne disposant d’un fer à souder.
La surcharge engendrée est également minime. (20gr de plus, pour une capacité totale de 1400mA).

Le principe :
Remplacer la source d’alimentation principale par un ensemble dimensionné à la moitié, et doublé. Les 2 alimentations travaillent en même temps, et s’auto équilibrent.
Pas de circuit électronique à risque. Ca s’appelle la redondance.

Le matériel :
Il faut tout d’abord déterminer la batterie que vous auriez mise en place.
Généralement :

  1. Modèle de début ou traîner 3 axes : 4,8V – 600mA
  2. Modèle de voltige : 4.8 à 6V – 1000mA
  3. Remorqueur 4.8V – 1500 à 2000mA
  4. Planeur : 2 à 4m – 1200mA
  5. Hélico : 4.8 à 6V 1500mA
  6. Petits gros : Voir la législation qui impose des systèmes spéciaux

Ces valeurs permettent d’effectuer 4 ou 5 vols pour une durée totale de 2h de vol sans se poser de question (avec des batteries en bonne santé et des commandes sans points durs).

Dans le cas d’un modèle de voltige, intégrant des servos numériques fortement sollicités, une batterie de 4.8V / 1000mA suffirait en simple alimentation.
En double alimentation, nous prendrons donc 2 batteries de 500mA. Ce qui ferra une capacité totale de 1000mA.
Nous raccorderons chacune des batteries à son propre interrupteur, sa propre prise de charge, et son propre connecteur au récepteur. Le récepteur sera donc alimenté en deux endroits différents : La prise Batterie normale, ainsi qu’une voie libre du récepteur. Un avantage supplémentaire à noter, c’est qu’en alimentant en deux endroits distincts le récepteur, les chutes de tension (lors des forts appels de courant) sont divisées par 2. Avec pour conséquence une meilleure réponse des servos et un risque amoindrit de décrochage du récepteur (voir avertissement 2.4Gz).

Ainsi, vous êtes parés contre une soudure, un inter qui lâche, ou encore un élément de batterie HS.

Il existe cependant un risque non pallié par ce principe simple, c’est le court circuit dans une ligne d’alimentation. Et le risque est doublé dans notre cas, puisque nous avons 2 alims. En effet, la batterie active se videra dans la ligne défaillante. Il existe un moyen simple de palier ce risque. Adjoindre une diode sur chaque ligne afin d’éviter que la batterie valide ne se vide dans la ligne défaillante.
Mais se serait trop simple, car une diode consomme de la tension (0,7V en général), et avec une batterie en 4,8V (4 éléments d’1,2V) la tension au récepteur serait de 4,8 - 0,7 soit 4,1V. Ce qui serait trop faible.
Il y aura donc dans ce cas obligation de passer en 5 éléments, soit 6 Volts.
Mais ceci doit être pris comme un avantage, car ainsi, les servos seront légèrement sur alimentés. Ils réagiront plus vite et avec plus de couple. Et ceux qui hésitaient à passer au 6V en craignant que le matériel ne le supporte pas peuvent être ici rassurés, car je rappelle que le système fait chuter la tension : 6-0,7 = 5,3V.

 

L’exemple :
Une des deux ligne d’alimentation

Chaque batterie est en 6V (5 éléments Nimh) et soudée directement sur l’interrupteur. Pas de connecteur inutile (un risque de faux contact et une chute de tension en moins).
L’arrivée batterie est soudée sur le pin central de l’inter inverseur.
La diode est soudée sur le pin de l’inter qui va au récepteur. Attention au sens (bague colorée coté récepteur)
Le pin opposé est raccordé à la prise de charge (prise rouge sur la photo).


Sur les photos ci-dessus, seul le pôle positif est coupé par l’interrupteur. Les pôles négatifs sont soudés ensemble.
Avec les chargeurs modernes, je conseille de prendre des interrupteurs bi piste (à 2 contacts : 6 pins) et de couper les 2 pôles avec l’inter (+ et -).
C’est ce qui est représenté sur le schéma et les photos ci dessous.

Notez le verouillage de l'ensemble par la colle thermofusible.


Le schéma :


Exemple de matériel :

  1. 2 batteries identiques
  1. 2 Inters inverseurs bi piste ON/ON (2A mini)
  2. 2 diodes (10V – 3A mini)
  3. 2 prises servo pour raccorder au Récepteur
  4. 2 prises de charge

L’ensemble coûte moins cher que des inters achetés tout faits dans le commerce …
Fournisseur diode et inter :
Radiospares, Conrad, Sélectronic, electronique diffusion, ....



Ensuite, afin d’isoler et sécuriser les soudures, je noie l’arrière de l’interrupteur dans de la colle fusible en bâton (pistolet de colle à chaud). Cela a l’avantage d’éviter que les pliures de fils n’interviennent trop près des soudures.

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Franck Pongnan - 2008



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